Mercredi 17mai 2017
Un arrêt à Mercédès pour faire le plein de gasoil et de glaces et nous prenons la nationale 120 vers l’est.
Encore une route rectiligne en plus ou moins bon état mais qui permet 90-100 km/h. Mine de rien ce détour nous occasionne un peu plus de 300 kms supplémentaires.
Encore un contrôle de police. Ah non, ces deux-là sont très souriants et très polis. Ils veulent juste savoir si l’on vient de Estéro del Ibéra et dans quel état est la piste. M’est avis qu’ils préparent déjà leur week-end.
Le rio Mirinay déborde lui aussi.
Drôle d’endroit, qu’une ligne à haute tension pour faire sécher des godasses.
Route nationale 14 direction Posada. Encore une route toute droite.
Nous nous arrêtons, à la nuit tombée, à Yapeyu, sur le bord du Rio Uruguay.
Jeudi 18 mai 2017
Ce matin, pluie et avec un ciel comme ça, il y en a certainement pour la journée.
L’endroit est calme et sympa. En face, le Brésil.
Yapeyu est la ville natale du Général San Martin. Les ruines de sa maison sont dans ce musée. Après quelques courses, nous reprenons la nationale 14.
Santo Tomé. Nous nous arrêtons pour déjeuner et refaire le plein à Virasoro. La pluie redouble d’intensité.
C’est à un peu plus de 15h00 que nous arrivons à Posada sous une pluie battante. Nous ne nous arrêtons là que pour acheter des guaranis avant notre passage au Paraguay où nous irons après avoir vu les missions jésuites d’Argentine. Nous espérons surtout pouvoir changer en guaranis, nos bolivianos.
Nous stationnons sur le parking payant d’une station-service à l’entrée du centre-ville. Vu ce qu’il tombe, nous n’irons que demain.
Vendredi 19 mai 2017
Ce matin Dominique est tombée du lit, il n’est pas 9h00 lorsque nous partons en ville. Nous partons à pieds mais en espérant trouver un taxi. Il y a plus de 4 kms pour rejoindre la plazza de Mayo et évidemment il pleut encore. Le taxi nous dépose pratiquement devant le bureau de change. Impossible de changer nos bolivianos. Nous achetons quelques guaranis et nous allons faire un petit tour en ville.
Un petit café et nous rejoignons le camping-car en longeant le Parana.
Nous partons ensuite vers les missions. La première est Santa Anna. L’achat des billets donne la possibilité de visiter les 4 missions argentines dans un délai de quinze jours.
Nous visitons d’abord le musée où nous rencontrons cette mignonne petite bête. Dominique va vite prévenir le gardien qui lui répond, c 'est normal, quand il pleut, elles rentrent.
Nous faisons ensuite un petit tour dans le parc d’où nous sommes chassés par la pluie. Nous allons nous installer sur le parking de « Nostra senora de Loretto » mais finalement nous décidons d’aller sur le parking de Adventure Hostel à San Ignacio. Hôtel avec belle piscine et surtout un bon wifi qui me permet de mettre le blog à jour. Belle piscine que nous ne pouvons utiliser, le temps ne s’y prête pas.
Samedi 20 mai 2017
Il pleut toujours et c’est donc sous la pluie que nous visitons « nostra senora de Loreto » accompagnés de Marcello le guide de la mission. Nous sommes tous les trois. Marcello est très sympa et l’on sent qu’il est passionné. Nous passons 1h30 à l’écouter. Il est possible de stationner et de faire le plein d’eau sur le site. Nous n’allons pas passer la journée enfermée dans le camping-car, nous cherchons un restaurant. Il y en a plusieurs à San Ignacio mais il y a aussi de nombreux bus de touristes et il faut en trouver un où il n’y ait pas trop de monde. C’est en fin d’après-midi que le soleil fait une timide apparition.
Nous partons visiter San Ignacio. Pas de bol. Nos billets ne sont valables qu’en journée. Pour le son et lumière il faut reprendre des billets, ce qui double le prix des visites. Nous ne comprendrons rien puisque c’est en espagnol, nous n’y allons donc pas et visiterons la mission demain. A notre retour à l’hôtel nous rencontrons un couple de français du Var, avec un fourgon Mercédès. Nous discutons un peu de nos voyages avant que la fraicheur de la nuit tombée ne nous oblige à nous réfugier dans nos camping-cars.
Dimanche 21 mai 2017
Le soleil a du mal à s’imposer. Comme il y a longtemps que nous n’avions pas eu de problème, Tranquiloubilou perd de l’air à l’arrière gauche. J’ai remis 500g hier et ce matin, il manque encore 500g. Je file à la goméria et évidemment le gars me dit qu’il ne pourra réparer que demain matin alors qu’hier il me disait :
No problemo, domingo…
Nous sommes bloqués ici, je ne pars pas sans réparer. Nous allons donc visiter la mission de San Ignacio.
Le musée, déchiffrage des textes en espagnol.
Mission de San Ignacio (Argentine en camping-car)
C’est la mission la plus restaurée et elle nous permet de mieux comprendre ce que nous avons vu à Santa Ana. Nous avons confirmation, grâce aux enregistrements en français, de ce que nous avions compris des explications de Marcello à Nuestra senora de Loreto. Nous avons bien fait, sans le savoir de visiter ces missions dans ce sens.
Rien à faire, aujourd’hui non plus, nous retournons au restaurant, chez Don Valentino. La viande y est excellente. Le patron est d’origine alsacienne mais ne parle pas un mot de français. Il faut dire qu’il parle déjà, Allemand, Anglais, Espagnol, Portugais.
Nous retournons nous installer à Adventure hostel et après-midi maintenance. Je répare, un haut-parleur de la cabine, une serrure de soute, le rideau de la cuisine qui ne voulait plus descendre et la jauge d’eau usée.
Le soleil vers 15h00 est enfin chaud. Discussion au bord de la piscine, avec un couple de jeunes français en sac à dos qui vient d’arriver en Argentine. Nous aurions pu nous baigner de 15h00 à 17h00.
Lundi 22 mai 2017
Un brouillard à couper au couteau ce matin. C’est aujourd’hui que nous devons passer au Paraguay et lorsque nous quittons l’hôtel un grand soleil s’est installé. Nous passons à la goméria à 10h15. Un jeune ouvrier se met à démonter la roue et heureusement que le patron arrive, son journal à la main. L’œil du chef ! Je faisais démonter la roue droite à la place de la roue gauche. Ah c'est vraiment pas beau de vieillir !!! Quelle misère !!!
Un vrai patron ! Pourquoi n’ai-je pas fait cela tous les matins en arrivant à l’atelier ?
Il s’installe tranquillement dans son fauteuil pour lire le journal pendant que le môme s’évertue à essayer de lever le camion. Manifestement il n’est pas équipé pour lever Tranquiloubilou. Il remet un peu d’air pour aller jusqu’à la prochaine goméria, je lui donne un petit billet et on file.
Nous arrivons au poste frontière de Puerto Mani à 11h00. Les formalités se font à la vitesse grand V après avoir payé le prix de la traversée du Parana en bateau. Le douanier nous questionne sur notre voyage en attendant l’arrivée du bac.
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